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Vivre en marge

Hymne d’une marge (loin de Patrick Le Lay, Martin Malvy, Gérard Amigues...)

Patrick Le Lay peut donc considérer avoir dépassé le rêve de Jean-Marie Messier...
Au temps de son triomphe, l’ex patron de Vivendi avait cru pouvoir froidement constater: l'exception culturelle française est sacrifiée sur l'autel de quelques mastodontes médiatiques. Même les fossoyeurs de la Culture s’étaient retournés contre lui. On
Ne peut dire une chose pareille : il faut maintenir l’illusion d’un foisonnement culturel tricolore...
Mais Patrick Le Lay (premier semestre faste pour Bouygues, avec hausses des marges chez TF1, Bouygues Telecom et le BTP euphorique) peut sans problème remettre l'art à sa place: l'art c'est Star Academy... et Star Academy entre parfaitement dans l'optiqu
E des émissions à vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.
Ce LE étant le cerveau du téléspectateur.
C’est donc la polémique Le Lay. Où quelques-uns s’indignent et d’autres sont surpris de sa franchise...
Pourtant la télé c’est bien ça !, réunir une audience maximale pour gaver de publicités, ainsi réaliser de juteux bénéfices. Et surtout répandre l’idée qu’il n’existe aucun contre modèle... au point d’être considéré comme marginal quand on ne regarde pa
S la télé !
Vive cette marge...

Autre marge : la marge littéraire. Publier un roman et pourtant être absent des salons du livre !
12 ans après mon premier salon du livre (Le Touquet – Pas-de-Calais), cette décision est un boycott. Un refus de participer à une mascarade de culture. Ne plus servir de pantin à des municipalités, un département, une région prompts à se déclarer culture
Ls... alors que les auteurs doivent, de plus en plus souvent, en plus de ne pas être remboursés de leurs frais de déplacement, payer un emplacement ou/et laisser une marge aux organisateurs.

Dans un département prompt à dilapider l’argent public dans un mouvement aussi précieux à la culture que l’ADDA (Association Départementale pour le Développement des Arts), où monsieur Gérard Amigues, septième vice-président du Conseil général, chargé de
La culture, s’assied sur un budget de 1,4 M€.
Dans une région où Martin Malvy, son président, semblait fier durant sa dernière campagne d’avoir augmenté de 1998 à 2003 le budget culture de 90% (passant de 9,5 à 17 M€).

Mais un Centre Régional des Lettres où la politique de monsieur Alain Bénéteau amplifie une intolérable distorsion de concurrence. En favorisant certains, éditeurs en cour, libraires, en méprisant le travailleur indépendant, celui préoccupé par une oeuvr
E, donc allergiques aux moules.

Où va l’argent de la culture ? Une politique de création d’inféodés ? insidieuse manière de contrôler la ligne éditoriale ...
Face à une situation figée, on peut tenter de se faire une petite place au soleil, à force d’entrisme et humiliations placidement acceptés ; j’ai souhaité en l’an 2000 devenir un média sur internet.

Mon premier boycott se voulut symbolique : en octobre 2003, à Cazals, terre politique de Jean Milhau, alors président de Conseil Général du Lot.
Pour diverses raisons, je n’avais pas communiqué sur le motif de cette absence (après six années de participation).

Peut-être : des organisateurs n’ont pas d’autres solutions que de faire payer les auteurs ? Alors, qu’ils dénoncent, eux aussi, la politique dite culturelle de nos élus. Quant aux médias ? Ont-ils connaissance de cette situation ?

Une audience correcte sur internet me permet désormais de dénoncer ce mépris de la culture.
Certes, ce n’est pas le bon chemin pour obtenir une bourse d’écrivain du Centre Régional des Lettres !

Naturellement la plupart des auteurs continueront à participer à ces mascarades. A vivre d’une autre activité !...
Dire NON est parfois risqué !

Cet appel sera repris par des médias de référence ? La réponse sera significative de leur indépendance... et de leur véritable intérêt pour la culture...
Alors que la France de l’édition est désormais sous l’emprise d’un duo aussi littéraire qu’Arnaud Lagardère et Ernest-Antoine Seillière, il serait bon que les lectrices, les lecteurs, sachent pourquoi l’écrivain indépendant, plutôt qu’être au cœur de la
Politique culturelle, est poussé vers la marge...

En sanscrit, chemin se dit MARGA.
La marge est la voie du salut, même en littérature, même en chanson.
Mais la littérature et la chanson ne sont que des moyens d’avancer sur le chemin, se connaître.
La Faute à Souchon ? Stéphane Ternoise – 2004

Vive cette marge...





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